Alors cher lecteur, avide de nouvelles sensations routières ?
Bon alors c’est d’accord, je te raconte la suite de nos aventures voyagesques…
Deuxième étape : Vienne (Autriche) – Novi Sad (Serbie) – (environ 7h00 et 500 km)
Traversée de :
- - l’Autriche
- - la Hongrie
- - la Serbie
Je t’ai donc laissé un peu plus tôt à Vienne, chez Europcar où nous avons effectué l’échange de voitures sans trop de soucis. Le vidage de la première et remplissage de la seconde nous a néanmoins pris un peu de temps parce qu’on avait beaucoup de choses dedans (dont trois chatons ténors…)
A peine la route reprise, les chatons se sont mis à HURLER de plus belles et encore plus fort. On pense que le passage d’une voiture essence à un véhicule diesel a dû leur faire peur, la diesel étant vraiment plus bruyante…..
Nous voici donc en direction de la Bulgarie avec des papiers Europcar qui autorisent le passage de la voiture à la douane de certains pays….mais pas tous…. Nous on s’était dit : « pas de soucis, on va juste en Hongrie et ensuite en Bulgarie et de toutes façons, après on change de bagnole à nouveau… » Oui, sauf qu’on est vraiment pas calé en géographie parce que la Hongrie n’a pas de frontière commune avec la Bulgarie ! Il faut soit passer par la Roumanie, soit la Serbie et la Roumanie, ben les papiers ils disent « Njet! » !
Allons bon… ce sera donc traversage de la Serbie….
Après quelques centaines de km (et avoir traversé la Hongrie.par l’autoroute – rien à signaler), on arrive donc à la douane serbe, le coeur battant parce qu’on va passer les chats à la douane pour la première fois… Tous nos papiers sont près, on passe d’abord le contrôle hongrois où on ne nous demande rien puis le contrôle serbe…où on ne nous demande rien non plus…
On a quand même fait un peu la queue mais pas trop en comparaison de ce qui nous attend plus tard en revanche, dans l’autre sens, on a l’impression que tous les serbes se sont donnés rendez-vous à la frontière pour rentrer en Hongrie…. les pauvres, la queue fait des kms… !
Arrivés en Serbie, c’est moi qui était au volant (on avait décidé que ça serait moi qui ferait « la mule » aux frontières, avec ma bouille ronde d’innocente et mon bon air de non-comprenette que je sais si bien prendre ça passe tout seul…et puis bon, étant de sexe féminin…ça aide : je fais la blonde et hop ni vu ni connu on est déjà de l’autre côté…)
Bref, donc je roule en Serbie et là non plus….pas d’autoroute, juste de la nationale à deux voies…
Et il faut bien avouer que pour rouler en Serbie il faut avoir le coeur bien accroché… D’abord, il y a tous ces petits panneaux noirs sur le bord de la route, plus ou moins tous espacés de 2km chacun, un coup à droite, un coup sur le côté gauche…en y regardant de plus près on s’aperçoit qu’il s’agit de plaques de marbres…avec nom, prénom, date et photos…. eh oui… des plaques souvenirs de ceux qui se sont tués là…. sur la route…super encourageant !
Et puis au bout de quelques kms, on comprend pourquoi….
En Serbie, contrairement à tous les autres pays d’occident que je connais, c’est celui qui dépasse qui a priorité !!! Et les autres, et ben ils se poussent…quand ils peuvent et ….si ils le peuvent… Ce qui veut dire que la bande d’arrêt d’urgence (quand elle n’est pas occupée par quelqu’un qui s’est arrêté pour fumer une clope ou téléphoner) elle sert à se pousser quand quelqu’un veut te dépasser…soit…mais aussi quand un automobiliste qui roule dans le sens contraire se trouve nez à nez avec ta voiture puisqu’il est en train de doubler en toute impunité…. Le fait que toi, tu sois dans ton bon droit, sur ta file à toi, ne l’a pas empêché de déboîter (sur ta file à toi aussi, je rappelle qu’il s’agit d’une nationale à deux voies) pour doubler alors que tu étais déjà dans son champ de vision : « t’as qu’à te pousser… »enfin si tu peux…parce que comme je l’ai dit plus haut, la « bande d’arrêt d’urgence » (bien que le nom en soit quelque peu usurpé) est régulièrement occupée par une famille qui pique-nique ou autre…
En résumé, on a eu le coeur battant pendant pas mal de temps et on a aussi compris, qu’on ne rattraperait plus notre retard et que notre réservation à l’hôtel à Sofjia , en Bulgarie, tombait à l’eau. Vers 17h00, épuisés car debout depuis près de 36 heures et roulant depuis environ 25, nous avons décidé de nous arrêter dans un motel au bord de la route, en tentant le tout pour le tout avec les chatons !
La surprise fût bonne, les chats ont été acceptés et on a passé la nuit tous les trois dans une chambre d’hôtel, kitsch certes (draps en satin rose etc…), mais dont nous avons savouré chaque instant après une douche bien méritée et un dîner au resto de bord de route d’à côté…
Il a aussi fallu faire prendre deux douches au pauvre Crashouille , qui lui, ne les a pas appréciées du tout, parce qu’il s’était un peu – beaucoup - fait dessus de peur et qu’il dégageait une odeur pestilentielle que même ces deux douches n’ont pas suffit à faire disparaître complètement…
Mais je le comprends, moi-même, à conduire en Serbie, j’ai failli me faire dessus à deux ou trois reprises…
Bon, je te laisse cette fois-ci dans notre chambre d’hôtel sur la route de Novi-Sad en Serbie, pendant que nous prenons quelques heures de repos bien méritées et je te promets de poster la suite ici même très vite…
Allez, juste pour le plaisir, voici ce qui nous accueilli à l’hôtel : un concert de milliers de piou piou. (jamais vu autant)…et une voiture de police qui patrouille…
=^.^=




Ah ben oui, à chaque changement de voiture, déplacement des bagages aussi, j’y avais pas pensé …
Dis-donc la circulation en Serbie, ça l’air chaud … Vous avez dû avoir de ces peurs …
Même si les chats vous ont beaucoup embêtez, je dis encore « Pauvres chats ! » Dommage qu’ils ne sachent pas parler, ce serait bien de savoir pourquoi ils miaulaient tant, mais j’imagine que c’était le stress et la peur … Ils vont mieux maintenant, ils se sont bien remis de leurs émotions ?
Eh oui, c’est qu’on transportait presque « toute notre vie » à l’intérieur. (enfin, en tous cas de quoi vivre un mois avec 3 chatons dans un appart pourri du fin fond de Göteborg…
)
=^.^=
Eh ben ça a été un véritable parcours du combattant tout ça ! Ah les chats en voiture, cata à bord, surtout qu’ils sont très sensibles de la vessie.
Ou pire….pas de la vessie…c’est ce qui est arrivé à notre pauvre Crashouillou… C’est pourquoi il a fallu le doucher et en plus il dégageait vraiment une odeur fétide le pauvre (qu’il a conservé quelque jours malgré la douche d’ailleurs…
)
=^.^=
Ahah moi aussi j’ai testé la conduite en Serbie et je suis tout à fait d’accord avec toi, pfffiou quelle trouille j’ai eut…déjà que pour faire, en croatie, Dubrovnik Split, j’ai mis 4h et on m’a dit ohh ben ça roulait bien.(ça fait 220km, je précise)
Sérieux, je n’ai jamais vu un tel cirque sur une petite nationale comme ça ! On n’en menait pas large en tous cas !
)
J’étais déjà venue en Serbie il y a très longtemps (à l’époque de la Yougoslavie) mais j’étais petite et je ne me souviens pas de cela mais je crois me rappeler que ma mère était super stressée dans la voiture….on se demande bien pourquoi….
=^.^=
Terrible la conduite en Serbie (en Grèce c’est pareil). Quant aux pauvres chats, c’est pas des animaux qui aiment voyager. Les mésaventures de ton chat me rappellent ce billet qui m’avait bien amusé et sur lequel j’avais fait un lien : http://jehaismesvoisins.blog.lemonde.fr/2007/11/01
bon courage pour l’installation en Turquie
Merci ! Désolée de répondre si tard à ton commentaire.
J’ai adoré ton article et même si je ne me suis pas baladée très souvent sur les blogs amis ces derniers temps, il est fort probable que tu reçoives ma visite à nouveau prochainement
=^.^=