Le chat qui…

header image

Chat-lendrier

 

Archive for juin, 2008

Le chat et l’eunuque… (Impressions de Turquie 2)

Sujet : Chat kili|

Certes, le chat était en vacances en Turquie, mais le chat-mari, lui, y était aussi à moitié pour bosser… Aussi, quoi de mieux en l’attendant que d’aller faignanter en terrasse, au bord de la piscine, la fourrure au vent sur le toit de l’hôtel…?

La vue y est superbe, le déjeuner de fruits (et de frites aussi…Ok, le chat est une grosse gourmande, vous le saviez déjà…) un régal et si le tout est accompagné d’un bon roman policier, les heures s’envolent…

C’est donc sur les conseils de Kili, que le chat a entamé la lecture du premier tome des aventures d’Hachim l’eunuque, stambouliote du XIXème siècle, au service du sultan pour résoudre une sombre histoire de complot qui pourrait mettre en danger la pérennité de tout l’empire ottoman…

2 Ronrons

Jason Goodwin, auteur de cette nouvelle série est aussi un brillant universitaire de Cambridge ayant étudié l’histoire byzantine. Cependant, Le chat, malgré l’interêt qu’il porte à sa période favorite avoue n’avoir pas été complètement emballé par le récit. Il est vrai que de nombreux détails historiques, géographiques ou culturels propres à l’Istanbul de la Turquie du XIXème siècle viennent soutenir la narration. Cependant, elle s’en trouve quelque peu alourdie.

De plus, malgré un intrigue intéressante, bien plantée au départ, le lecteur se perd dans les méandres du récit au point parfois de ne plus savoir où il en est.

Serait-ce volontaire afin de donner au lecteur l’impression de se perdre, lui aussi, dans les ruelles étriquées du vieil Istanbul ? Ou involontaire parce que légèrement maladroit…? Kili, lui aussi s’interroge…. Certaines scènes sont décrites avec tant de complication et un tel foisonnement de détails dans les situations qu’on ne parvient même plus à les visualiser….

Pour le coup, la note attribuée n’est pas excellente puisque « Le complot des Janissaires » de Jason Goodwin n’aura obtenu que 2 ronrons ! Mais pour l’intérêt historique et culturel, Kili vous recommande tout de même la lecture de cet ouvrage. De plus,  comme cette écriture malhabile n’est peut-être dûe qu’à une erreur d’écrivain policier débutant, Kili attend de patte ferme la sortie du deuxième tome dans sa version poche chez 10/18 pour affiner son opinion sur l’auteur…

=^.^=

PS : si vous l’avez lu, votre opinion intéresse vraiment beaucoup le chat, n’hésitez pas commenter cet avis, que vous soyez en accord ou non avec Kili…

 

2 Comments »

Le chat déambule à Istanbul…(Impressions de Turquie 1)

Sujet : Chat kipar|

En turc chat se dit kedir Ah les chats en Turquie, c’est pas ça qui manque, foi de matou ! Kiebo vous en dira bientôt des nouvelles c’est promis !
Et de la musique turque en prime, plein les noreilles, le chaton, qu’il s’en est mis (d’ailleurs Kiékout a fait provision de CD…)
Kili, lui, a lui aussi profité de l’occasion pour dévorer un bouquin à la sauce turque….
Kiaviz vous a trouvé un bon plan dans une autre ville qu’Istanbul…
Quant au Chat Qui, il vous parlera de sa future demeure, quelquepart, là-bas….il vous dira où…

Bref, vous l’aurez compris, Le chat est parti avec tous ses chat-potes en Turquie et vous en revient avec quelques petits posts version « kebab »….

Mais tout d’abord c’est Kipar qui vous livre aujourd’hui ses premières impressions du pays des mille et une nuits… Il vous reviendra plus tard avec d’autres découvertes…

Mille et unes impressions c’est bien ça le hic ! Comment faire la liste des sensations ressenties par le chat pour cette toute première visite dans son futur pays d’adoption.

En tout premier lieu, bien sûr en plein mois de juin on est assailli par la chaleur, 35 ou 36° C à l’ombre dans le meilleur des cas. Ensuite ce sont les couleurs qui illuminent la ville : la mer de Marmara et le ciel bleus, les maisons vertes, roses, blanches, les fruits et les légumes verts, rouges, jaunes, violets muris à points et plein de promesse de saveurs parfumées…. Et puis la foule, partout, intense, dense, en perpétuel mouvement à toute heure…et pour finir un festival de sons : les klaxons des voitures qui se doublent ou simplement se saluent, les gens qui parlent (crient même parfois…souvent) entre eux dans un langage indéchiffrable à l’oreille étrangère, les mouettes qui rient et enfin les muezzines qui appellent à la prière au lever et au coucher du soleil et plusieurs fois entre temps !

Ce festival de sensations fait d’Istanbul une ville pleine de surprises, excitante, attendrissante, surprenante mais aussi parfois un peu agressive, inquiétante….

Les ruelles du grand bazar, intérieures comme extérieures, entraînent le promeneur d’étals en étals de pendentifs en argent, aux breloques en verre en passant par les services à thé incassables…, les babouches, vêtements en cuir, en tissu, les aliments colorés, baklavas, lokums, fruits de toutes sortes, appétissants, juteux…

En turc, sortie se dit çikis

Sans un instant de répit on se sent entraîné dans une spirale infernale, la tête tourne, on ne sait plus ou regarder, qui écouter, quoi acheter….Il y a un sentiment de trop, trop de choses à voir, à découvrir, trop de possibilités, trop de shopping possible….on subit vite l’overdose….

Alors on prend un « vapür » et l’on traverse le Bosphore pour passer de la rive européenne à la rive asiatique et le temps d’un court voyage sur les flots, on respire, on admire le paysage contrasté que forme Istanbul la belle avec ses innombrables mosquées dont les minarets dominent la ville, le palais de Topkapi, la Mosquée Bleue, Haya Sofia…

Et dès l’arrivée de l’autre côté, on ressent le changement, celui de la ville qui s’étend, enfle telle la grenouille de La Fontaine, se gonfle à n’en plus finir avec ses bâtiments tous neufs à l’architecture Dubaïenne, excentrique ,à sécurité à contrôle rétinien (si, le chat a vu ça mais interdit de prendre des photos…)

Mais ce que l’on perçoit avant tout, c’est le fort, très fort et invraisemblable contraste de la Turquie qui semble hésiter, osciller à jamais tel le pendule de Foucault entre traditionalisme et modernité, dynamisme et retenue, naïveté et extrême perception, bref la Turquie est un pays en marche vers le futur, un avenir qui lui est propre qu’il devienne européen ou non :  le Sien…..

=^.^=

 

4 Comments »

Chat tandoori ou le poulet tandoori de l’Oncle Alain

Sujet : Chat kiafin|

Dans la tradition indienne, le tandoor est un four à charbon fermé dans lequel on fait griller des aliments qui sont également cuits à coeur grâce à la vapeur qu’ils dégagent eux-même en cuisant.

Evidemment, en Europe, point de tandoor, ce qui n’empêche pas Kiafin de vous présenter la recette du poulet tandoori de l’Oncle Alain, grand amateur d’indienneries s’il en est puisqu’il y passe environ 6 mois par an….

Donc, si de tandoor vous ne disposez point, utilisez votre barbecue et s’il possède un couvercle : ô miracle vous voici doté de la version européenne du tandoor…. Maintenant, un four peut faire l’affaire et même si le résultat final et le goût en seront légèrement modifiés, vous vous en mettrez quand même plein les moustaches…

Pour 4 personnes il vous faut :

  • 500 g de haut de cuisse de poulet (préalablement désossés c’est encore mieux)
  • 2 yaourts bulgares natures (en Suède, le filmjölk en remplacement fait des merveilles)
  • 2 gros citrons

Et TOUTES LES EPICES SUIVANTES (seul le chili peut être omis si vous n’aimez pas les plats épicés, les autres épices doivent impérativement se trouver dans la marinade) :

  • epicesGingembre
  • Cardamome
  • Paprika
  • Cumin
  • Ail
  • Coriandre (grains)
  • Curry
  • Curcuma
  • Chili

On trouve toutes ces épices déjà moulues en grandes surfaces (même l’ail) , ce qui facilite grandement la tâche pour la marinade.

Préparation :

Commencez par pilloner 2 cuillerées à soupe (sauf le curry, une seule cuillerée suffit) de chacune de vos épices ensemble si vous disposez d’un mortier, sinon ça n’est pas grave, mélangez les simplement. Sachez simplement que les pilloner ensemble en augmente l’intensité.

Coupez vos deux citrons en 4 dans le sens de la hauteur pour pouvoir en exprimer le jus plus facilement. Lacérez vos morceaux de poulet et placez les dans un saladier. Aspergez les ensuite copieusement du jus des deux citrons que vous pressez entre vos doigts au fur et à mesure (attention, ne laissez pas les pépins dans la marinade qui prendrait alors un goût amer).

poulet-citronne

Ajoutez vos épices mélangées et retournez bien le poulet pour que tous les morceaux en soient également recouverts. Versez par dessus le yaourt et mélangez bien.

poulet-epice poulet-yahourte

Couvrez votre saladier d’un film plastique et laissez mariner au minimum une douzaine d’heure au réfrigérateur (l’idéal étant de le préparer la veille pour que le poulet marine 24h)

poulet-marine

Grillez ensuite vos morceaux de poulets au barbecue !

poulet-tandoori

Vous constaterez que la recette ne contient ni sel, ni poivre . Il ne s’agit pas d’un oubli : grâce aux épices présentes dans la recette, on peut aisément s’en passer. Kiafin vous conseille néanmoins de goûter votre marinade et de rectifier la quantité de chili en fonction de vos goûts ! (vous pouvez aussi le faire juste avant la cuisson de votre poulet, en assaisonnant les morceaux selon les goûts de chacun)

A dévorer avec un peu de riz jauni de curcuma ou un gratin d’aubergines et un naan….hummmmm !!!

Bon appétit

=^.^=

 

2 Comments »